Après les contes entre amis, place à la réalité avec le « bal des faux-culs » dixit André Santini.
Aujourd’hui, jeudi 18 mai 2006, les députés étaient appelés à se prononcer sur la pénalisation du négationnisme du génocide des Arméniens. Malheureusement, une fois n’est pas coutume au pays des droits de l’homme, de petits arrangements et de grandes suspensions ont permis d’éviter un vote gênant.
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy sera sans doute rassuré lui qui est persuadé de la toute proche amitié arméno-turque. Probablement est-il sourd aux paroles qui fusent de toutes parts et de tous bords au sortir de l’assemblée. Jean-Christophe Lagarde, Député maire de la Seine-Saint-Denis s’indigne : « Ce qui vient de se passer est un véritable coup d’Etat parlementaire, on n’a jamais vu ça ! » A une femme qui s’exclame : « Je suis française d’origine arménienne et je suis profondément triste et déçue », il répond : « Je ne suis pas arménien, je suis français mais je peux vous dire que je suis tout aussi ému que vous. Nous étions prêts à voter, nous pouvions dépasser l’horaire…» et Patrick Devedjian de préciser : « Il ne faut pas se raconter d’histoires, on nous a roulés dans la farine ! ». Mais, de surcroît, probablement Monsieur Douste-Blazy est-il aussi aveugle et ne parcoure-t-il pas les pages de publicité de plus en plus envahissantes achetées par le gouvernement d’Ankara afin de nier, via les médias français, l’Evidence que tous les historiens du monde ont déjà reconnue.
Le vote était tout proche… mais il n’a pas eu lieu. Lui a t-on d’ailleurs accordé sa véritable place ?. A coup de pressions et d’intérêts supérieurs, les interrogations et la tristesse sont plus que légitimes. A 12H20, les débats commençaient à peine, le recours à des suspensions d’audience et à un rythme de paroles des plus lancinants pour amorcer les discussions étant de mise. Tant et si bien que Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré décide d’instaurer un temps de parole pour chacun des représentants de 5 minutes.
C’est vrai Monsieur Debré, que l’on soit d’accord ou non avec une loi pénalisant le négationnisme du premier génocide du siècle, sur les conséquences de cette négation… ne nécessite que 45 minutes de votre précieux temps et chaque membre peut très bien faire le tour de l’Histoire en 5’ ! Cette position vous honore-t-elle ? « Je n’ai cessé de dire que le rôle de la loi n’est pas d’écrire l’histoire, d’écrire l’histoire nationale, et, a fortiori, n’est pas non plus d’écrire l’histoire des autres pays », avez-vous maintes fois répété dans une sorte de logorrhée verbale qui, selon toute vraisemblance est le fait, en dehors d’un contexte pathologique, d'individus momentanément dépourvus de moyens pour faire face à une situation et qui cherchent désespérément à masquer leur incapacité. Belle déclaration Monsieur. Un beau pain bien chaud pour ne pas dire béni pour Ankara.
Pour l’heure, comme l’indique Ara Toranian : « les historiens pourraient s'inspirer de l'exemple donné par l'association internationale des historiens des génocides. Ce rassemblement des plus hautes sommités mondiales a en effet pris sa plume le 7 juin, non pour reprocher à un quelconque Parlement d'avoir reconnu le génocide, mais pour demander au Premier ministre Erdogan de «reconnaître la responsabilité des gouvernements turcs précédents dans la réalisation du génocide des Arméniens, de même que le gouvernement allemand l'a fait dans le cas de l'Holocauste». » K.G.
Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy sera sans doute rassuré lui qui est persuadé de la toute proche amitié arméno-turque. Probablement est-il sourd aux paroles qui fusent de toutes parts et de tous bords au sortir de l’assemblée. Jean-Christophe Lagarde, Député maire de la Seine-Saint-Denis s’indigne : « Ce qui vient de se passer est un véritable coup d’Etat parlementaire, on n’a jamais vu ça ! » A une femme qui s’exclame : « Je suis française d’origine arménienne et je suis profondément triste et déçue », il répond : « Je ne suis pas arménien, je suis français mais je peux vous dire que je suis tout aussi ému que vous. Nous étions prêts à voter, nous pouvions dépasser l’horaire…» et Patrick Devedjian de préciser : « Il ne faut pas se raconter d’histoires, on nous a roulés dans la farine ! ». Mais, de surcroît, probablement Monsieur Douste-Blazy est-il aussi aveugle et ne parcoure-t-il pas les pages de publicité de plus en plus envahissantes achetées par le gouvernement d’Ankara afin de nier, via les médias français, l’Evidence que tous les historiens du monde ont déjà reconnue.
Le vote était tout proche… mais il n’a pas eu lieu. Lui a t-on d’ailleurs accordé sa véritable place ?. A coup de pressions et d’intérêts supérieurs, les interrogations et la tristesse sont plus que légitimes. A 12H20, les débats commençaient à peine, le recours à des suspensions d’audience et à un rythme de paroles des plus lancinants pour amorcer les discussions étant de mise. Tant et si bien que Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré décide d’instaurer un temps de parole pour chacun des représentants de 5 minutes.
C’est vrai Monsieur Debré, que l’on soit d’accord ou non avec une loi pénalisant le négationnisme du premier génocide du siècle, sur les conséquences de cette négation… ne nécessite que 45 minutes de votre précieux temps et chaque membre peut très bien faire le tour de l’Histoire en 5’ ! Cette position vous honore-t-elle ? « Je n’ai cessé de dire que le rôle de la loi n’est pas d’écrire l’histoire, d’écrire l’histoire nationale, et, a fortiori, n’est pas non plus d’écrire l’histoire des autres pays », avez-vous maintes fois répété dans une sorte de logorrhée verbale qui, selon toute vraisemblance est le fait, en dehors d’un contexte pathologique, d'individus momentanément dépourvus de moyens pour faire face à une situation et qui cherchent désespérément à masquer leur incapacité. Belle déclaration Monsieur. Un beau pain bien chaud pour ne pas dire béni pour Ankara.
Pour l’heure, comme l’indique Ara Toranian : « les historiens pourraient s'inspirer de l'exemple donné par l'association internationale des historiens des génocides. Ce rassemblement des plus hautes sommités mondiales a en effet pris sa plume le 7 juin, non pour reprocher à un quelconque Parlement d'avoir reconnu le génocide, mais pour demander au Premier ministre Erdogan de «reconnaître la responsabilité des gouvernements turcs précédents dans la réalisation du génocide des Arméniens, de même que le gouvernement allemand l'a fait dans le cas de l'Holocauste». » K.G.


Commentaires
Enregistrer un commentaire