Petits contes entre amis
L’Archange amoureux.
Il était une foi, celle d’un bel archange. Il était si sensible, qu’en son âme six cent cibles pouvaient être touchées en plein cœur. On l’appelait l’archange, il songeait : « l’arc en je » bien souvent il est vrai, c’est seul qu’il se blessait. L’essentiel de sa vie était pourtant lumière. Mais le moindre détail laissait son goût amer. Et vînt l’heure, soudainement où jeune femme il croisa. Il se dit : « leurre, cours ! » abandonnant l’amour. La belle négligée s’en alla fort peinée. Le temps ainsi passa par dépit chuchotant : « tant pis pour il ».
L’archange s’en voulait d’avoir bien mal agi. Les cent ciels de ses nuits à elle étaient ennui. Il pleurait doucement quant à lui, il se traitait d’idiot, de lâche, de nigaud. Il est vrai qu’avisé il aurait dû rester. En effet par un soir de mille désespoirs, un homme, un petit vieux avait lu dans les cieux. Les yeux dans les yeux il avait dit : « Monsieur, rare et cher est le nœud qui comblera vos vœux, l’élue de votre cœur saura ravir le vôtre et pour votre bonheur elle n’en volera point d’autre. » Le sage disparut comme il était venu laissant notre ingénu tout pensif et perdu. Ses amis pour l’aider étaient embarrassés. Les plus proches avançaient : « elle reviendra, attends ». Sa belle se demandait : « reviendra – t - il à temps ? ». Tous deux ainsi vivaient séparés l’un de l’autre espérant que viendrait en secours un apôtre. Il pensait : « comme je l’aime », elle songeait : « comme il hait « me » ». Bref Monsieur Quiproquo était l’heureux héros.
Or un soir, un oiseau vient lui conter fleurette chantonnant : « Damoiseau, suis – moi par la fenêtre ». L’archange alors suivi des yeux le messager lequel se rendit droit chez sa dulcinée. C’est tôt le lendemain qu’il se mit en chemin, l’émotion était ailes qui menaient jusqu’à elle. Il arriva bien vite, un instant s’arrêta. Après longues errances, les années d’air rance, il respirait enfin, empli d’un doux parfum.
Prenant tout son courage à deux mains le serrant, il frappa à la porte, attendant vaillamment. L’objet quoique banal s’ennoblit en s’ouvrant laissant place il faut dire à un visage charmant. Ils vécurent très heureux et eurent beaucoup d’enfants qui vécurent très heureux et eurent…beaucoup d’enfants… Si vous autres au détour d’une conversation, vous entendez un jour pareille narration, d’une femme et d’un homme et qui ne sèment qu’amour et qui s’aiment, et qui s’aiment, ils sont croyez – le bien arrières petits fils, arrières petites filles de ces deux élus là, Elus comme vous et moi, comme chaque un ici – bas qui revient sur ses pas pour de faux n’en commettre. K.G.
Il était une foi, celle d’un bel archange. Il était si sensible, qu’en son âme six cent cibles pouvaient être touchées en plein cœur. On l’appelait l’archange, il songeait : « l’arc en je » bien souvent il est vrai, c’est seul qu’il se blessait. L’essentiel de sa vie était pourtant lumière. Mais le moindre détail laissait son goût amer. Et vînt l’heure, soudainement où jeune femme il croisa. Il se dit : « leurre, cours ! » abandonnant l’amour. La belle négligée s’en alla fort peinée. Le temps ainsi passa par dépit chuchotant : « tant pis pour il ».
L’archange s’en voulait d’avoir bien mal agi. Les cent ciels de ses nuits à elle étaient ennui. Il pleurait doucement quant à lui, il se traitait d’idiot, de lâche, de nigaud. Il est vrai qu’avisé il aurait dû rester. En effet par un soir de mille désespoirs, un homme, un petit vieux avait lu dans les cieux. Les yeux dans les yeux il avait dit : « Monsieur, rare et cher est le nœud qui comblera vos vœux, l’élue de votre cœur saura ravir le vôtre et pour votre bonheur elle n’en volera point d’autre. » Le sage disparut comme il était venu laissant notre ingénu tout pensif et perdu. Ses amis pour l’aider étaient embarrassés. Les plus proches avançaient : « elle reviendra, attends ». Sa belle se demandait : « reviendra – t - il à temps ? ». Tous deux ainsi vivaient séparés l’un de l’autre espérant que viendrait en secours un apôtre. Il pensait : « comme je l’aime », elle songeait : « comme il hait « me » ». Bref Monsieur Quiproquo était l’heureux héros.
Or un soir, un oiseau vient lui conter fleurette chantonnant : « Damoiseau, suis – moi par la fenêtre ». L’archange alors suivi des yeux le messager lequel se rendit droit chez sa dulcinée. C’est tôt le lendemain qu’il se mit en chemin, l’émotion était ailes qui menaient jusqu’à elle. Il arriva bien vite, un instant s’arrêta. Après longues errances, les années d’air rance, il respirait enfin, empli d’un doux parfum.
Prenant tout son courage à deux mains le serrant, il frappa à la porte, attendant vaillamment. L’objet quoique banal s’ennoblit en s’ouvrant laissant place il faut dire à un visage charmant. Ils vécurent très heureux et eurent beaucoup d’enfants qui vécurent très heureux et eurent…beaucoup d’enfants… Si vous autres au détour d’une conversation, vous entendez un jour pareille narration, d’une femme et d’un homme et qui ne sèment qu’amour et qui s’aiment, et qui s’aiment, ils sont croyez – le bien arrières petits fils, arrières petites filles de ces deux élus là, Elus comme vous et moi, comme chaque un ici – bas qui revient sur ses pas pour de faux n’en commettre. K.G.


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